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ToggleDe Chatbot à Agent : le Nouveau ChatGPT Change la Donne
OpenAI ne construit plus seulement un chatbot, mais une véritable plateforme d’agents capable de travailler dans votre environnement numérique. Avec la nouvelle génération de ChatGPT, portée par les modèles GPT‑5.6, l’IA ne se contente plus de répondre à des questions : elle observe, organise, exécute et automatise des tâches entières dans vos outils et sur votre ordinateur.
Pour les entreprises, ce changement marque le passage d’un outil de conversation à un assistant opérationnel intégrable dans les flux de travail du quotidien.
ChatGPT Work : l’IA qui s’insère dans votre travail réel
Au cœur de cette évolution, on trouve ce qu’OpenAI présente comme un mode orienté « travail », que l’on peut résumer sous le nom de ChatGPT Work :
- D’un côté, un mode chat classique, pour poser des questions, générer des textes, du code, des idées.
- De l’autre, un mode orienté agents, où ChatGPT interagit avec vos fichiers, vos applications, votre écran et vos outils métier.
La nouvelle application de bureau joue ici un rôle clé : plutôt que de rester confinée au navigateur, l’IA s’installe sur votre ordinateur, voit ce que vous voyez, et peut vous aider à organiser des dossiers, manipuler des documents, analyser des captures d’écran ou préparer des livrables directement dans votre environnement local.
L’enjeu n’est plus seulement la productivité personnelle, mais la structuration d’un véritable poste de travail augmenté.
Skills et automatisation : vers des routines IA quotidiennes
Pour rendre ces capacités exploitables au quotidien, OpenAI pousse la notion de compétences (« skills ») : des agents spécialisés configurés pour une tâche précise.
Quelques exemples de scénarios :
- Un agent de veille qui, chaque jour, parcourt une liste de sources, synthétise les informations clés et alimente un document de suivi.
- Un agent de reporting qui assemble données brutes, graphiques et commentaires pour produire des rapports hebdomadaires prêts à être partagés.
- Un agent de préparation de contenus qui transforme des notes brutes en brouillons d’articles, scripts vidéo ou posts LinkedIn.
L’idée forte : ne plus reposer sur la mémoire de l’utilisateur et des prompts ad hoc, mais institutionnaliser l’IA sous forme de compétences réutilisables et, à terme, planifiables dans le temps.
Pour un consultant ou une PME, cela ouvre la voie à une automatisation progressive de la veille, du tri d’e‑mails, de la préparation de documents et d’une partie des tâches back‑office.
Plugins et « Computer Use » : l’IA sort du navigateur
Pour que cet agent puisse réellement « travailler », il doit accéder aux outils que vous utilisez déjà. C’est là que reviennent les plugins et que s’ajoute un élément clé : le module de Computer Use.
Dans les grandes lignes :
- Les plugins connectent ChatGPT à des services cloud comme Google Drive ou Notion, afin qu’il puisse lire, écrire et organiser des informations dans ces environnements.
- Le module Computer Use, lui, autorise l’IA à manipuler des applications de bureau : ouvrir un navigateur, interagir avec des logiciels, automatiser des actions là où vous auriez normalement besoin de souris et clavier.
Cette extension des capacités s’accompagne de garde‑fous :
- L’utilisateur doit donner des autorisations explicites.
- Les premières actions sensibles sont validées manuellement.
- Les scénarios les plus intrusifs sont progressivement testés et encadrés pour limiter les risques.
On passe ainsi d’un assistant « dans une fenêtre » à un agent intégré dans l’ordinateur, mais toujours sous supervision.
Navigateur intégré et création de contenu multi‑format
La frontière entre interface de chat et navigation web s’estompe également. ChatGPT devient capable de :
- Voir le contenu affiché, le résumer, le traduire ou le comparer sans changer de contexte.
- Interagir avec des pages web : sélectionner un passage, demander une réponse, générer un commentaire structuré, voire préparer une publication.
Côté création, l’IA ne se limite plus au texte brut :
- Génération de tableaux exploitables dans des outils type Google Sheets.
- Préparation de présentations, briefs, documents structurés.
- Construction de prototypes web en HTML ou d’interfaces simples, directement à partir de descriptions fonctionnelles.
Pour les équipes marketing, produit ou conseil, cela signifie qu’une partie du travail d’assemblage (structurer, mettre en forme, adapter à un format) peut être déléguée à l’agent, avec un humain qui reste en charge du contrôle éditorial et stratégique.
Codex et la passerelle vers les non‑développeurs
Historiquement, Codex incarnait la dimension « développeur » de l’écosystème OpenAI : génération de code, intégration dans un terminal, extension IDE, etc.
Aujourd’hui, on peut voir ChatGPT Work comme la version grand public de cette philosophie : au lieu de demander au développeur de créer les scripts, c’est l’IA qui expose des capacités d’action compréhensibles par tout utilisateur.
Pour les devs, cela reste un terrain d’expérimentation puissant (agents capables de manipuler un IDE, d’exécuter des commandes, d’orchestrer des tests, etc.).
Pour les non‑devs, c’est une manière de bénéficier des mêmes leviers d’automatisation, sans écrire la moindre ligne de code.
Compagnons numériques (« pets ») : interface et engagement
OpenAI ajoute une dimension plus ludique et ergonomique avec des compagnons animés (« pets ») qui peuvent flotter sur l’écran et servir de points d’entrée vers l’agent.
Au‑delà du côté sympathique, ces éléments jouent un rôle dans la compréhension de ce que fait l’IA :
- Ils indiquent quand l’agent travaille ou attend une instruction.
- Ils rendent visible le lien entre tâches en cours et contexte.
- Ils aident à réduire la perception d’« boîte noire » en offrant un repère visuel constant.
C’est une façon d’inscrire la présence de l’IA dans l’interface, sans se limiter à une simple fenêtre de chat.
GPT‑5.6 : puissance sous contrôle politique
Toutes ces fonctionnalités s’appuient sur une nouvelle génération de modèles, regroupés sous le nom GPT‑5.6.
Ceux‑ci se distinguent par :
- Un meilleur raisonnement sur des tâches complexes, notamment en environnement agentique (devops, cybersécurité défensive, recherche avancée).
- Une capacité à se décomposer en sous‑agents pour traiter différents aspects d’un problème.
- Des profils de performance différenciés (modèles plus lourds pour les tâches exigeantes, modèles plus légers pour les requêtes fréquentes).
Cependant, cette montée en puissance a un coût politique : les autorités américaines ont demandé que la diffusion de GPT‑5.6 soit contrôlée, avec un accès limité à des partenaires approuvés et des scénarios testés, en particulier sur les volets cybersécurité et usage offensif.
Concrètement, cela signifie :
- Un déploiement par étapes, avec accès API et intégrations prioritairement réservés à certains comptes.
- Un équilibre délicat entre innovation, régulation et sécurité, qui impacte la vitesse à laquelle les entreprises européennes peuvent exploiter ces modèles.
Convergence avec Claude et les autres agents
La stratégie d’OpenAI ne se déroule pas dans le vide : elle s’inscrit dans une course à l’agent avec des acteurs comme Anthropic (Claude), Google (Gemini) ou même des plateformes orientées productivité (Notion, etc.).
On observe une convergence sur plusieurs points :
- Utilisation de projets, dossiers, compétences pour structurer les workflows IA.
- Mise en avant de la capacité des modèles à agir dans des environnements réels (navigateurs, fichiers, terminaux).
- Encadrement réglementaire des modèles les plus puissants (frontier models).
Pour les utilisateurs avancés, la conséquence est claire : il devient possible de porter des playbooks conçus pour un modèle (Claude, par exemple) vers ChatGPT, en adaptant les formats de consignes, les structures de dossiers et les schémas d’agent.
Ce que cela change pour les entreprises
Pour une TPE, une PME ou un cabinet de conseil, ce nouveau ChatGPT n’est pas juste une mise à jour de plus :
- C’est un assistant opérationnel, capable d’entrer dans les outils, les fichiers, les écrans.
- C’est une brique d’automatisation pour la veille, le reporting, la préparation de contenus et une partie des tâches administratives.
- C’est un risque et une opportunité en termes de sécurité, d’organisation interne et de dépendance à des acteurs extra‑européens.
La vraie question n’est plus : « Que peut produire ChatGPT en texte ? », mais :
« Quelles tâches récurrentes de mon organisation peuvent être modélisées en skills et confiées à un agent, avec un cadre de sécurité acceptable ? »
André Gentit Formateur & Consultant en Stratégie Web et IA générative
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