Va-t-on devoir se méfier d’OpenAI ?

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Sam ALTMAN nourrit ChatGPT avec Grokipedia d’Elon MUSK, un comble quand on sait la haine viscérale qui existe entre les deux hommes.

TL;DR

Non, OpenAI n’est pas “à fuir”, mais oui, la confiance aveugle est terminée.GPT-5.2 a parfois cité Grokipedia, une encyclopédie IA controversée, révélant un risque réel de boucles de rétroaction entre IA.Le problème est systémique : les IA apprennent sur un web de plus en plus rempli de contenus générés par d’autres IA.ChatGPT n’est pas une source, c’est un outil de synthèse : sans exigences claires sur les sources, il optimise… pas il ne vérifie.Pour les pros (agences, consultants, formateurs), la règle est simple :sources vérifiées, esprit critique, traçabilité obligatoire.

👉 La compétence clé en 2026 : savoir quand l’IA aide… et quand il faut la contredire.

Il fout quoi CHATGPT ?

La question de la fiabilité de ChatGPT est légitime, et elle pique exactement là où ça fait mal. Quand ChatGPT (GPT-5.2) cite Grokipedia — l’encyclopédie générée par l’IA Grok de — sur des sujets aussi inflammables que l’Holocauste ou la géopolitique iranienne, le sourcil se lève tout seul. L’enquête relayée par et reprise par met le doigt sur un phénomène plus large qu’OpenAI seul : l’inceste numérique. Les IA se citent entre elles, recyclent des contenus générés par d’autres IA, et finissent par amplifier des biais ou des erreurs.

Alors, faut-il se méfier d’OpenAI ? La réponse courte : se méfier aveuglément, non ; faire confiance les yeux fermés, encore moins. Entrons dans la mécanique.


Ce que révèle vraiment L’enquête du Gardian au sujet du pompage de Grokipedia (au-delà du sensationnel)

Les tests du Guardian montrent que GPT-5.2 a référencé Grokipedia à de multiples reprises, parfois avant Wikipédia. Or Grokipedia, lancée en octobre 2025, est générée sans édition humaine collaborative. Contrairement à , personne ne corrige collectivement une erreur, personne ne discute une source.

Les critiques sont lourdes : citations de , de , ou encore d’ ; approximations historiques ; auto-références opaques. Le cocktail parfait pour un effet loupe algorithmique.

Important : cela ne signifie pas que ChatGPT “croit” ces sources. Cela signifie qu’il les a vues passer dans son espace de connaissances accessibles, et qu’il les mobilise quand elles semblent pertinentes statistiquement.


Le vrai problème n’est pas OpenAI, mais l’écosystème

On peut pointer du doigt — c’est tentant — mais le problème est systémique.

1. Les LLM lisent ce qui existe

Le web se remplit de contenus générés par des IA. Les modèles entraînés ou enrichis par des données “publiques” finissent par apprendre sur leurs propres reflets. Garbage in, garbage out… mais en HD.

2. Les citations visibles ne sont pas une garantie de qualité

OpenAI a raison sur un point : afficher les sources est une avancée. Mais voir une source n’est pas juger sa fiabilité. Une encyclopédie IA peut avoir l’air propre, structurée, encyclopédique… et pourtant être bancale idéologiquement.

3. Les sujets sensibles sont les plus exposés

Histoire, géopolitique, minorités, conflits. Ce sont précisément les domaines où les biais font le plus de dégâts et où les IA devraient être les plus prudentes.


Faut-il parler de “perte de fiabilité” de ChatGPT ?

Pas exactement. Il faut plutôt parler de changement de posture.

ChatGPT n’est pas une encyclopédie.
ChatGPT est un moteur de synthèse probabiliste.

Quand on lui demande des faits sensibles sans exiger des sources solides, il répond avec ce qu’il a sous la main. Si la main contient Grokipedia, il s’en sert. Le modèle ne “choisit” pas moralement ; il optimise.

La fiabilité n’a donc jamais été absolue. Ce qui change, c’est que les sources elles-mêmes deviennent artificielles, parfois idéologisées, parfois malveillantes, souvent opaques.


Ce que les pros de l’IA doivent en tirer (et DeepDive en tête)

Pour une agence ou un consultant IA sérieux — tourisme, RH, formation, institutions — la leçon est claire :

  • Toujours exiger des sources multiples, humaines quand c’est possible.
  • Bannir les encyclopédies IA non auditées des workflows critiques.
  • Former les clients à comprendre que l’IA n’est pas une autorité, mais un assistant.
  • Tracer les sources dans les livrables, même quand l’outil ne l’impose pas.

C’est exactement là que des approches comme celles défendues chez DeepDive prennent tout leur sens : gouvernance des usages, pédagogie, esprit critique intégré. L’IA utile n’est pas celle qui parle le plus fort, mais celle qu’on sait contredire.


En conclusion : méfiance, oui — paranoïa, non

Se méfier d’OpenAI comme on se méfierait d’un acteur malveillant serait une erreur. Mais s’en remettre à ChatGPT comme arbitre de la vérité serait une faute professionnelle.

L’enquête du Guardian n’annonce pas la fin de ChatGPT. Elle annonce la fin d’une illusion : celle d’une IA neutre, pure, hors-sol. Les modèles sont des miroirs du web, et le web devient de plus en plus artificiel.

La vraie compétence, en 2026, n’est donc plus “savoir utiliser l’IA”.
C’est savoir quand ne pas la croire — et pourquoi.

Et ça, ironiquement, aucune IA ne peut encore le faire à votre place.

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